Phantom

Un Phantom
à l’Opéra

Devialet, la marque aux amplificateurs hybrides, fait vibrer d’un son plus pur l’oreille des mélomanes. Et s’invite désormais dans les temples de la musique lyrique.

Sous la voûte sculptée de Gorgones, une large causeuse en velours rouge- opéra au milieu de laquelle trône, comme un bijou sur une colonne de marbre, un objet ovoïde et presque sans aspérités. Vous êtes au palais Garnier, mais vous êtes aussi chez Devialet, la start-up d’ingénierie acoustique française qui, en dix ans, est devenue la marque d’amplis haut de gamme la plus innovante au monde. Ce nom, semblable à un grand patronyme du luxe, est en réalité un emprunt : au sieur Vialet, ingénieur et encyclopédiste ami de Diderot. «Nous voulions faire écho à la France des Lumières, à un héritage d’excellence tourné vers l’innovation», explique le cofondateur, Quentin Sannié. Mais qu’a-t-il donc de révolutionnaire, ce Phantom, enceinte phare de la marque, introduite en 2015, et dont le plus beau spécimen est doré à la feuille et siglé Opéra de Paris ? Sans aucun doute, le caractère hybride de son amplificateur, mêlant la précision de l’analogique à la puissance énergétique du numérique, un principe simple mais dont la mise en œuvre s’avère complexe. Quand le Phantom se met à frémir, à vibrer comme un corps, chaque détail parvient à l’oreille : le grain âpre d’un clavecin, la pétulance d’une voix, le souffle même du silence. Dans la boutique-écrin du palais Garnier, sur une estrade en bois, dix-huit Phantom peuvent résonner ensemble, tel un orchestre futuriste. «Nous avons l’intention de créer des événements sonores. Déjà, nous avons équipé les salles de répétition pour les danseurs de l’Opéra, et le lancement d’une appli permettra bientôt d’écouter des représentations en direct». D’ici peu, Devialet ouvrira au Royal Albert Hall de Londres une «salle d’attente musicale», où les spectateurs en retard pourront suivre le concert jusqu’à l’entracte. Même chose prochainement à Paris. Et pléthore de surprises à fort potentiel d’émotion musicale. Gardez donc l’œil ouvert, et l’oreille aux aguets.

© Devialet / DR

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