Objet nomade

OBJET NOMADE

Objet nomade
Grande voyageuse, Caroline de Marchi travaille dans l’univers de la mode avant de lancer en 2008 une gamme de sacs à main et pochettes à son nom. En 2011, son showroom parisien s’installe au 217, rue Saint-Honoré.

Qu’ils soient glissés dans une poche ou une valise, les objets du voyage dessinent le portrait en creux de ceux qu’ils suivent. Ce mois-ci, la bague en bois et turquoise de Caroline de Marchi, créatrice de sacs.

Elles ne se sont pas choisies, mais l’une a été sculptée pour porter chance et bonheur à la seconde. Alors que Caroline de Marchi séjourne à Trancoso (état brésilien de Bahia), une Indienne un peu chamane cisèle cette bague en bois et y enchâsse une pierre trouvée dans la jungle, cette turquoise assortie au plumage d’Aurora, son inséparable perroquet. En l’offrant à Caroline, Yara formule ces vœux. C’était il y a sept ans et depuis la créatrice ne quitte plus ce bijou. C’était au moment où elle ouvrait un showroom pour présenter ses sacs à main et accessoires en cuir, peaufinés par le savoir-faire des artisans italiens. Souvent, un détail boisé s’y glisse : un fermoir sur la pochette Joy, des cabochons sur le modèle Beka… jusqu’à la bibliothèque en cagettes blanchies (chinées aux Puces, son autre passion), où sont exposées ses créations. Elle aimerait travailler aussi la vannerie – l’emblématique Cubo est inspiré d’un panier en osier.

Quand Caroline de Marchi ne promène pas Jaïpur, son teckel, autour du Grand Canal à Versailles, elle se ressource dans les forêts de Normandie. Son attrait pour la nature, pour ce qui est vrai et sincère l’a fait se sentir immédiatement chez elle au Brésil, découvert grâce à son mari. La mixité et la spiritualité des habitants la confortent. Elle vit une partie de l’année à São Paulo, où l’Hotel Unique, construction tout en bois de l’architecte japonais Ruy Ohtake, nourrit son imaginaire. Caroline de Marchi rêve du Japon, fascinée par son raffinement, ses codes et sa gastronomie ; des couleurs et des matières de l’Inde ; du Vietnam aux laques sur bois.

© DR - Julian Vallon

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