Le propre du noir

Parfois, se laver les mains tient de la corvée effectuée les yeux levés, en attendant que ça se passe. Certains même agrémentent l’exercice, comme dans ce film de Woody Allen, où le héros s’oblige à chantonner deux fois «happy birthday to you» avant de couper l’eau. Du coup, le pensum s’en est allé migrer vers les distributeurs à savon. D’une simple pression, on récupérait ainsi un peu de liquide pour les ablutions rituelles. Et puis Simona est arrivé. L’objet est déjà atypique. Jaugez un peu cette masse terrible (550 g, d’un noir intense). Elle semble nous défier avec son opulence et cette envie irrépressible : la saisir. Débute alors un jeu tactile où, tout de suite, ce pain moderniste se déploie sur tous les fronts : la douceur de l’huile d’amande, mais aussi la joie vivifiante de la bergamote, la myrrhe en embuscade et le tonus du gingembre, le tout se targuant d’effacer l’odeur de l’ail et de l’oignon de vos paumes.

Il fallait un esprit aussi studieux que facétieux pour penser cet ovni hygiéniste. C’est donc le Français Samuel Accoceberry qui, à la demande de la firme canadienne Milan, s’est penché au-dessus du lavabo et de ses habitants, pour créer Simona. La mousse est souple et le plaisir des mains… palpable. 

D’ailleurs, l’objet a pour vocation de s’installer en cuisine, mais rien ne vous empêche de le faire voyager vers la salle de bains, qui sera ravie de l’accueillir.

Transavia accélère son développement en Europe

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