Nouvelle devanture du 266, boulevard Saint-Germain.

Le goût de l’enfance

Nouvelle devanture du 266, boulevard Saint-Germain.

Nouvelle devanture du 266, boulevard Saint-Germain.

Nouvelle devanture du 266, boulevard Saint-Germain.

Robe chasuble en tulle rebrodé de fleurs découpées

Robe chasuble en tulle rebrodé de fleurs découpées

Tunique imprimé cygnes et gilet sans manches, en fausse fourrure.

Tunique imprimé cygnes et gilet sans manches, en fausse fourrure.

Chaussures en cuir à paillettes et fausse fourrure.

Chaussures en cuir à paillettes et fausse fourrure.

Armoire à doudous, coussins et petite vaisselle.

Armoire à doudous, coussins et petite vaisselle.

Babies en cuir noir verni.

Babies en cuir noir verni.

La maison Tartine et Chocolat fait sa mue. Littéralement : l’enveloppe change, mais l’âme de la griffe au hérisson demeure. Sous l’impulsion de la designer Dorothée Meilichzon, sa boutique historique du boulevard Saint-Germain s’est ainsi transformée.

Rive gauche, les cols Claudine, blazers et jupes plissées de la collection hiver sont emmitouflés dans un cocon frais et hors du temps. Dorothée Meilichzon, décoratrice ayant quelque peu le goût des mises en scène, a choisi des matériaux bruts et nobles aussi bien à l’extérieur (avec sa façade végétalisée) qu’à l’intérieur de la boutique Tartine et Chocolat – parquet en chêne, zelliges de terre cuite, mobilier à tiroirs en noyer inspiré des meubles de métier. Dans cette douce parenthèse où les intrusions de la rue sont estompées par des membranes de bois permettant de créer un espace intime et chaleureux, les vêtements néoclassiques qui font l’identité de la marque – dont certains ont été conçus exclusivement pour la boutique – sont mis en valeur sur des portants en laiton. Léon le hérisson, la mascotte, sert de guide facétieux, se promenant sur les mosaïques du sol, s’imposant sur une monumentale fresque au mur, ou posant ses pattes sur les marches de l’escalier qui descend au salon privé, où sont reçues les futures mamans – celles-là qui portaient les premières robes Tartine et Chocolat, il y a presque quarante ans. L’imprimé emblématique de la marque, la rayure garda, se faufile sur les stores extérieurs ou la marqueterie des meubles. Sous des cloches de verre, ce sont les peluches qui s’exposent, car les plus jeunes n’ont d’yeux que pour elles, tandis qu’une armoire regorge de menus trésors : masques en laine et Lurex imaginés par Perrine Coudevylle – tiens, revoilà Léon ! –, pièces de céramique, biscuits gourmands ou hochets au crochet. L’enfance est discrètement présente et en partant, glissant une main dans sa poche, chacun y trouvera un bonbon pour se la remémorer.

213, rue Saint-Honoré, Paris www.colette.fr

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