Hub Hubbard

Nouvelle vague

Hub Hubbard

Le chercheur en intelligence artificielle Alexandre Robicquet, le rappeur Loyle Carner et le sculpteur D. A. Flinn, les trois visages de l’univers Y.

Artificial intelligence researcher Alexandre Robicquet, rapper Loyle Carner and sculptor D.A. Flinn, the three faces of Y.

Hub Hubbard

Le chercheur en intelligence artificielle Alexandre Robicquet, le rappeur Loyle Carner et le sculpteur D. A. Flinn, les trois visages de l’univers Y.

Artificial intelligence researcher Alexandre Robicquet, rapper Loyle Carner and sculptor D.A. Flinn, the three faces of Y.

Hub Hubbard

Le chercheur en intelligence artificielle Alexandre Robicquet, le rappeur Loyle Carner et le sculpteur D. A. Flinn, les trois visages de l’univers Y.

Artificial intelligence researcher Alexandre Robicquet, rapper Loyle Carner and sculptor D.A. Flinn, the three faces of Y.

Hub Hubbard

La combinaison en caoutchouc naturel Yulex est à la fois technique et écologique. Elle possède une doublure thermique microgaufrée à séchage ultrarapide.

Le designer Hub Hubbard a mis au point pour Patagonia une combinaison en Yulex, un caoutchouc végétal sans Néoprène qui marque une nouvelle ère dans l’univers du surf.

Hub Hubbard n’est pas de ces designers ne sachant conjuguer que la beauté d’une coupe à la technicité des matériaux. Non, Hub Hubbard dessine chez Patagonia des combinaisons répondant à une principale nécessité : permettre aux surfeurs de poursuivre leurs rêves aquatiques quelles que soient les conditions climatiques. Aujourd’hui, cet engagement va plus loin et signe une petite révolution dans l’univers de la glisse, avec la sortie de la première combinaison sans Néoprène. Un défi écologique relevé en toute humilité.

Le surf est devenu très populaire et médiatisé ces dernières années. Il sera peut-être bientôt sous les feux olympiques [à Tokyo en 2020, ndlr]. Se serait-il banalisé ?

Le plaisir de surfer ne s’offre pas au premier venu, c’est un sport extrêmement exigeant et cette exigence est difficilement perceptible pour quiconque n’est pas initié. Que le surf devienne bientôt une discipline olympique témoigne surtout d’une reconnaissance fabuleuse pour ses jeunes passionnés. Les JO demeurent un Graal pour tout athlète…

On rencontre désormais des surfeurs de tout sexe, âge et morphologie. Cette nouvelle popularité a-t-elle un impact sur le développement des gammes de combinaisons ?

Une bonne combinaison doit avant tout savoir se faire oublier, n’être plus qu’une seconde peau. Chez Patagonia, nous déclinons nos différents modèles selon un éventail très large, basé sur des paramètres de taille et de poids – 13 chez les hommes et 9 chez les femmes –, afin de s’assurer que tous les surfeurs trouveront l’option idéale. Mais même l’ensemble des possibles doit laisser une place à l’imprévu. Nos modèles peuvent donc être ajustés dans nos ateliers à Ventura, en Californie, aux dimensions exactes de nos clients.

Patagonia est reconnu pour équiper les aventuriers terrestres. Sa philosophie change-t-elle pour les sports aquatiques ?

Tous nos produits, qu’ils soient utilisés sur la terre ferme ou dans l’eau, répondent à la même philosophie : la poursuite de l’excellence. Chaque création n’est pas une fin en soi, mais simplement le point de départ d’une nouvelle évolution et d’une nouvelle réflexion technique.

Si l’évolution est aussi importante pour Patagonia, elle va souvent de pair avec l’innovation. Comment abordez-vous ce point ?

Tout dépend forcément des produits, mais pour les combinaisons, le processus commence souvent par un rêve, une idée. Pour que celle-ci prenne forme, puisse s’incarner dans un nouvel article, nous n’hésitons pas à solliciter des expertises extérieures, élargir les horizons. Pour développer cette combinaison, par exemple, nous avons employé le caoutchouc naturel issu d’hévéas qu’a développé notre partenaire Yulex. Ensuite, comme l’idée n’est validée que si elle donne naissance à un meilleur produit, nous testons, testons et testons encore, parfois pendant plusieurs années.

Et comment se déroule cette phase de test ?

Le développement du concept lui-même est extrêmement rigoureux. Pour cette combinaison, nous avons procédé à 200 itérations avant de parvenir au résultat escompté. Ensuite, l’équipe travaillant sur le produit le met à l’épreuve… tout simplement en allant surfer avec ! Et puis, bien sûr, nous faisons appel à nos ambassadeurs.

Qui sont vos ambassadeurs ?

Nous nous tournons vers des athlètes qui s’inscrivent dans une vision alternative au star-system du surf. Leurs aspirations doivent épouser celles de la marque. C’est d’ailleurs un aspect que nous prenons très au sérieux chez Patagonia, avec même l’existence d’un comité chargé de coopter les ambassadeurs.

Vos combinaisons sont immuablement noires, allant à l’encontre des stratégies développées par vos concurrents, qui jouent la couleur. Pourquoi ce choix du monochrome ?

Cela répond à la philosophie de notre entreprise : développer des produits intemporels qui conservent, malgré leur technicité, une certaine simplicité. Cette uniformité a également un avantage écologique pragmatique, elle permet d’éviter une surproduction de modèles dont les coloris ne rencontreront pas une demande suffisante.

Cette nouvelle combinaison signe-t-elle l’arrêt des combinaisons classiques en Néoprène chez Patagonia ?

Compte tenu des efforts entrepris et des résultats obtenus avec cette nouvelle technologie, il s’agit effectivement d’une aventure sans retour.

© Patagonia - Mathieu Martin Delacroix - Ryan Craig - Andrew Chisholm - Rodrigo Farias

Tony Estanguet

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