Le goût de l’effort

Depuis plus de cent cinquante ans, Tissot occupe le terrain de la performance technique. L’horloger suisse accède aujourd’hui au podium du sport professionnel en chronométrant notamment la NBA et le Tour de France.

Depuis les premières tentatives de mesure du temps à l’aide de gnomon – un bâton planté à la verticale dans le sol –, la trotteuse a fait quelques tours de cadran. Et peaufiné sa précision au service des disciplines régies par la délicate équation du temps. Dans ce domaine, la maison fondée en 1853 en Suisse par Charles-Félicien Tissot semble particulièrement goûter les pulsations trépidantes de la compétition. Fidèle à sa devise «Innovateurs par tradition», l’entreprise, membre historique du groupe Swatch, s’inscrit au quotidien dans le mouvement : à la fois technologique, avec son usine robotisée de 7 500 m3, et sportif, en soutenant aussi bien les athlètes (comme le champion de cricket Virat Kohli) que de nombreux événements dans le monde.
 

Tissot a ainsi longtemps été associé à des sports d’initiés, comme l’escrime et le hockey sur glace, ou des domaines rappelant ce qui fait battre le cœur de tout garde-temps, la mécanique. Aussi à l’aise sur pistes que sur circuits, la marque a tout de même rejoint les pelouses du tournoi des Six Nations de rugby, et s’est invitée sur les parquets de basket, devenant chronométreur officiel de la NBA et partenaire du club de l’ASVEL, dont le président, Tony Parker, est également ambassadeur de l’horloger. Mais l’appel du bitume est toujours plus fort, et Tissot revient aujourd’hui sur les routes du Tour de France 2016, en qualité de chronométreur officiel.

Jouer sur autant de tableaux pourrait être chronophage, mais après tout, il ne s’agit pas de suspendre la fraction de seconde où la pointe d’une épée va toucher sa cible, ni d’accélérer l’écoulement du money time avant que le ballon ne pénètre l’arceau. Comme le rappelle humblement François Thiébaud, le président de Tissot : face à ce maître intraitable qu’est le temps, «(notre) travail au quotidien est de l’habiller».

213, rue Saint-Honoré, Paris www.colette.fr

Article suivant

Le choix de colette