Paul Smith, velo, Mode

Rêveries : Portfolio

Paul Smith
le Véloce

Ma première licence de la Fédération britannique.
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Avez-vous vu mon bureau ?
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Mes pieds sur le bureau après un tour sur La Flamme Rouge.
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Quelques casquettes de ma TRÈS grande collection de souvenirs cyclistes.
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Vroum…. vroum…
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Sur la route.
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Un oiseau ? Un avion ? Rien de tout cela : #ASuitToTravelIn

Il est en tête du peloton des couturiers londoniens. Mais derrière son style so british se cache surtout un fou de vélo, un toqué de bicyclettes, qui se passionne pour le Paris-Roubaix et collectionne les maillots de compétition. Grande Boucle en six étapes dans l’univers du deux-roues de sir Paul Smith. 

Mon amour du vélo remonte à l’adolescence. Un accident assez grave est venu mettre un terme à mon rêve de devenir cycliste professionnel. D’une certaine manière, cet accident devait être inévitable, mais il est probable que je ne serais pas entré dans l’univers du stylisme s’il ne s’était pas produit, c’est pourquoi on peut vraiment dire que d’un mal est né un bien ! Rien n’a jamais été réellement planifié. Pour tout dire, je voulais simplement gagner ma vie de façon créative. J’ai d’abord travaillé comme vendeur dans une boutique, avant d’ouvrir ma propre enseigne, seulement deux jours par semaine pour commencer. J’ai fait mon chemin à petite vitesse, mais toujours à partir de mes fonds propres, et je suis particulièrement fier que nous soyons encore une marque indépendante aujourd’hui. 

 

Enfant, j’avais une passion sans borne pour les grands cyclistes de l’époque, comme Fausto Coppi ou Jacques Anquetil, dont les noms viennent immédiatement à l’esprit. Aujourd’hui encore, le cyclisme est avant tout pour moi synonyme de liberté et de grands espaces. La sensation du vent sur le visage, le bruit des pneus sur l’asphalte, les freins qui chantent lorsque je dévale une pente… J’ai commencé à pédaler à 11 ans et prenais part à mes premières compétitions à 12. J’ai toujours adoré cette sensation de liberté. Il n’est pas évident de ressentir une impression d’espace dans une ville telle que Londres, mais le fait de la parcourir en selle peut certainement y aider !

 

Dans ce monde, j’ai toujours admiré l’expertise et le savoir-faire des mécaniciens. Les connaissances mécaniques des vrais fous de vélo sont tout simplement extraordinaires. Au cours de ma vie, j’ai vu l’incroyable évolution des machines et des vêtements pour cyclistes. Aujourd’hui, vous pouvez assez facilement concevoir et monter votre propre vélo en mêlant les composants et les couleurs. J’ai la chance d’avoir une importante collection de bicyclettes de tous types, et il n’est pas rare de me voir faire le tour de mon bureau sur une machine de compétition de Mark Cavendish.

 

J’aime pouvoir sortir en vélo le plus souvent possible, bien que mon planning très serré ne me permette pas de le faire aussi régulièrement que je le voudrais. Je commence mes journées de très bonne heure et je passe une partie de ma vie dans les avions ! Mais quand je parviens à m’échapper, je goûte chaque minute de ce temps. J’ai le choix entre plusieurs vélos – à Londres, j’ai un vélo à rétropédalage type hollandais, tandis que dans ma maison en Italie, où je passe l’été, j’utilise un vélo de route. S’il vous est arrivé de voir des photos de mon bureau, vous avez constaté que je possède un grand nombre de deux-roues. Même quand je ne pédale pas, je suis entouré par des tas de produits dérivés. Mon bureau est recouvert par des piles de maillots de compétition et de livres sur le sujet. 

 

Je suis de très près les événements du circuit professionnel et j’ai la chance d’être ami avec plusieurs grands cyclistes. Les jeux Olympiques de Londres, en 2012, et les victoires sur piste du Team GB ont bien sûr joué un rôle considérable dans la popularisation de ce sport au Royaume-Uni, et les succès de sportifs tels que Chris Hoy, Bradley Wiggins, Mark Cavendish et Chris Froome, tant sur piste que sur route, ont incontestablement contribué à faire du cyclisme une nouvelle passion anglaise. Ma course préférée est le Paris-Roubaix, plus connue sous le nom d’Enfer du Nord. Les sections sur les fameux pavés sont toujours un challenge incroyable pour les cyclistes, qui doivent déployer toute leur maîtrise.

 

J’adore l’esprit de camaraderie qui vous lie à vos coéquipiers. Dans les étapes de montagne, on aide le grimpeur et sur le plat, on est tous derrière les sprinters. J’ai beaucoup appris du cyclisme tout au long de mon parcours, en particulier le travail collectif, qui est à la base de tout sport d’équipe. Savoir tenir compte des forces et faiblesses de chacun est le meilleur moyen d’avoir un bon groupe autour de soi, et c’est vital.

 

On me connaît plus pour mes costumes de ville que pour ma ligne de vêtements de cyclisme en Lycra. C’est pourquoi j’ai conçu un costume avec lequel on peut faire du vélo. Je l’ai appelé A Suit to Travel In. Je voyage constamment et il me faut très souvent sauter directement du train ou de l’avion à une boutique pour un événement, ou bien prendre la parole en public. Il est donc important pour moi de pouvoir compter sur un costume qui donne l’impression de sortir de la penderie. J’ai eu cette idée pour faciliter la vie de tous ceux qui sont dans le même cas que moi. Mais le plus important, à vélo, n’est pas dans les accessoires ou dans le costume : il faut toujours penser à la sécurité et porter un casque ! 

Paul smith