Edito

Elles essaiment leurs poésies invisibles dans un bruissement de ruisseau. À la gauche des papiers quadrillés, au fond des jardins corsetés, sur le rebord des mots trop dociles, les marges découpent des fenêtres aux rêveries ordinaires, elles escaladent les clôtures, s’égarent sur les sentiers de broussailles. Elles soufflent leurs vides salins comme des espaces en partance. Intervalles offerts à l’imagination, que l’on remplira peut-être… ou pas.

Aude Revier

La carte postale de Frankie et Nikki

Depuis 2012, ce duo fait de la photographie en autodidacte – une rétrospective de ses travaux est prévue à la fin de l’année. Aimant les lieux perdus, désuets, déserts, il ne prévoit rien et laisse advenir les rencontres. Ce mois-ci, clin d’œil de Bari, où, perdus, ils ont suivi ce cycliste pour voir où il allait les conduire.

Postcard by Frankie et Nikki